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postheadericon Robert Dufour

 ciel10Le travail de la terre, ça le connaît, Robert Dufour. Ce Saint-Martinois a gagné sa vie dans les fermes des environs. A 13 ans, il est vacher chez les Berthier, aux Guillons. « Dans des fermes comme les Morillons et la Cour-Buisson, on employait au moins quatre personnes à l’année », explique M. Dufour. Deux ans après sa première embauche, il passe charretier aux Guillins, chez les Evezard. « Le charretier s’occupait de soigner les chevaux. On se levait à 4 heures du matin, à 6 heures on avait déjeuné puis c’était le moment d’étriller et de brosser les bêtes, avant de partir aux champs ». Les allées et venues entre les fermes et le bourg étaient relativement fréquentes.
       On utilisait principalement le vélo pour se déplacer. « On allait chez le maréchal-ferrant, pour faire ferrer les chevaux ou chercher une pointe de charrue. A l’époque, il y en avait encore deux à Saint-Martin », se souvient-il. Saint-Martin-des-Champs compte encore, à cette époque, trois cafés et quatre épiceries. Il faut dire qu’au total, on compte encore plus de 500 habitants pendant l’entre-deux-guerres.
       Septembre 1938 : Robert part effectuer ses deux ans de service militaire. Mais, un an plus tard, l’Allemagne met le feu aux poudres : c’est la seconde guerre mondiale. Fait prisionnier à Saint-Dié puis envoyé en Allemagne, Robert parvient à s’évader par la Suisse au terme de dix-sept mois de captivité. En décembre 1943, il est de retour à Saint-Martin-des-Champs. Il se marie avec Huguette en 1946.
       C’est l’époque où certaines épouses travaillent à domicile pour gagner un peu d’argent. Huguette confectionne des épuisettes pour un commerçant de Saint-Fargeau, conditionne des bonbons pour une entreprise de Maisons-Alfort dont la patronne réside à Saint-Martin… Elle sera aussi assistante maternelle. De son côté, Robert alterne avec les forêts l’hiver et les champs l’été. Travaillant à la CUMA de Saint Fargeau, il a été aux premières loges pour observer l’arrivée des tracteurs dans le monde agricole. En 1963, il devient cantonnier de la commune, jusqu’à sa retraite.
R.A. de V.

Robert DUFOUR nous a malheureusement quitté le 23 février 2002 à l’âge de 83 ans.

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